Article rédigé par Catégoriesur le thème : Faits divers et détectives privés

Les détectives privés sont régulièrement sollicités par les acteurs politiques et économiques. Ce fut le cas d’Olivier Spithakis qui engagea un détective privé pour trouver la source de la journaliste Armelle Thoraval dans le scandale de la MNEF.

Les malversations de la MNEF

La Mutuelle nationale des étudiants de France MNEF a été créée en 1948 concomitamment à la création du régime de sécurité sociale étudiant.

A la suite de graves malversations et d’une mauvaise gestion, la MNEF disparaît en 2000 pour laisser place à La mutuelle des étudiants LMDE, son héritière.

Au début des années 1980, des leaders de l’Unef courant extrême gauche trotskyste vont prendre le pouvoir au sein de la mutuelle étudiante : Jean-Michel Grosz, président de la MNEF de 1979 à 1985 et Olivier Spithakis, directeur général de 1983 à 1998 sont très proches de Jean-Christophe Cambadélis, chef de l’Unef, syndicat étudiant très proche du parti socialiste, pendant que Jean-Marie Le Guen est rémunéré comme médecin-conseil.

Les prestataires de la MNEF sont des amis. Par exemple, Iram, courtier en assurance, a été créé par Marc Rozenblat, vice-président de l’Unef…

Les salaires que se versent ces militants d’extrême gauche sont extrêmement élevés puisqu’ Olivier Spithakis se voit verser un salaire de 100 000 francs mensuel (équivalent à 20 000 euros en 2015), et la caisse de la mutuelle est ponctionnée par permettre à ses dirigeants de louer des yatchs, s’offrir des séjours de luxe, ou entretenir leur haras en Normandie…

Les malversations vont même encore plus loin lorsque Marc Rozenblat réalise une plus-value de 17 millions de francs dans une transaction immobilière au détriment de la Mnef…

Pourtant, dès 1982, la Cour des comptes dénonçaient des salaires et indemnités extrêmement élevés pour salariés et administrateurs.

Le scandale de la MNEF

Ces abus vont durer près de vingt ans, sous des gouvernements de droite comme de gauche, au vu et au su de beaucoup avec un doux sentiment d’impunité.

Et puis un jour le scandale va éclater et le grand public va prendre connaissance de ces actes.

A la suite de son licenciement en 1996, Christiane Maintier se tourne vers la Cour des comptes, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et les médias.

Le Parisien puis Armelle Thoraval de Libération vont en faire leurs choux gras et révéler chaque semaine de nouvelles malversations liées à la Mnef, l’Unef et leurs réseaux.

Un détective privé engagé par Olivier Spithakis

Devant ces articles à répétition, le directeur général de la Mnef cherche à identifier la source d’Armelle Thoraval pour mettre fin aux révélations.

Condamnations à la suite du scandale de la MNEF

Certains sont passés entre les goutes on ne sait trop comment : Julien Dray, Dominique Strauss-Kahn (qui avait dû démissionner de son poste à Bercy sous le gouvernement Jospin pour répondre à de graves accusations), Jean-Marie Le Guen…

D’autres seront condamnés comme la Fédération CFDT de la protection sociale et la Fédération FO des employés et cadres, Jean-­Christophe Cambadélis est condamné à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende (il est aujourd’hui secrétaire général du parti socialiste) alors que Jean­-Michel Grosz et Olivier Spithakis sont condamnés à des peines de prison ferme ainsi qu’à de très lourde amende.

Thierry Laborde, directeur du développement d’Olivier Spithakis et délégué CFDT de la Mnef est lui suicidé.

Retrouvez tous les détails de cette affaire dans Le livre noir des syndicats d’Erwan Seznec et Rozenn Le Saint publié aux éditions Robert Laffont.



Il est possible de contacter INVESTIG CORP Détective privé par téléphone au 07 69 29 58 17 ou sur la page contact.

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